Ses origines

Les croyances de nombreuses civilisations attribuent un rôle particulier au pied dans leur société. Le massage thérapeutique des pieds est pratiqué depuis des millénaires dans diverses régions du globe.

En Egypte

Représentation de Thérapeutes massant les pieds et les mains de 2 patients

Représentation de Thérapeutes massant les pieds et les mains de 2 patients

La reproduction ci-contre d’une fresque sur un papyrus, remontant au début de la 6ème dynastie (dernière de l’ancien empire et couvrant une période variant de -2374 à -2140 d’après les historiens), en 2330 av. J.C., a été découverte à Saqqarah dans la sépulture du médecin Ankhmahor qui fut le plus haut dignitaire du pharaon.

D’après l’Institut du papyrus du Caire, les hiéroglyphes signifient : « Ne me fais pas mal », ce à quoi le praticien  répond : « Je ferai en sorte que tu me remercies ».

 

 

 

 

Au Pérou actuel

Selon certains témoignages et récits, l’art de la réflexologie était déjà pratiqué chez les Incas (environ au début du XI d’après les historiens), une très ancienne civilisation du Pérou actuel. D’après les récits recueillis, ils auraient transmis leur savoir aux indiens d’Amérique du Nord. Les tributs Cherokees transmettent de génération en génération leurs connaissances d’un massage réflexe des pieds ; celui-ci étant considéré comme un art sacré. Le pied étant le symbole du corps reliant l’homme à l’univers qui l’entoure.

 

En Chine et en Inde

La médecine traditionnelle chinoise revendique environ 5000 ans d’existence et attribue la bonne santé à la libre circulation de l’énergie vitale dans l’organisme.

Une forme de thérapie par pression sur les pieds était déjà connue et pratiquée en Chine, ainsi qu’en Inde.

La réflexologie occupe une place importante dans la vie quotidienne des Chinois.

Le pied est considéré comme une sentinelle et porte-parole de la santé physique et psychique.

Il est la racine de l’arbre, qui meurt, quand la racine n’absorbe plus l’eau de la terre. Lorsqu‘une partie du corps ne fonctionne plus bien, l’énergie vitale est entravée, elle ne circule plus dans l’organe malade. Elle retourne vers le pied, où l’on trouve alors un point sensible. Cette sensibilité désigne la déficience de l’organe correspondant.

Dans certains temples en Chine, on honore toujours le culte du pied de Bouddha. Les récits racontent que Bouddha a mesuré l’Univers, en faisant sept pas dans chaque direction de l’Espace, de la Terre, du ciel et du Monde intermédiaire.

En Inde, toucher les pieds d’un maître est la plus grande des bénédictions. Les « PADUKAS » (sandales) ont une importance majeure dans la vénération des dieux, car elles contiennent l’empreinte de leurs pieds.

 

En occident

Le sculpteur italien Cellini (1500-1571) utilisait avec succès la réflexologie plantaire pour soigner ses propres maux.

Les médecins Adamus et A’tatis écrivirent un ouvrage sur la thérapie des zones réflexes en 1582.

En Angleterre dans les années 1890, les neurologues Sir Mackensie et Sir Henry Head ont proposé une théorie nommée « les zones de Head » ou « zones d’hyperalgésie », en démontrant la relation entre des segments de peau et différents organes internes. La cartographie qu’ils ont élaborée est encore utilisée de nos jours.

A la même période, en Allemagne, le Dr Alfons Cornelius développe une technique de massage des points douloureux du corps pour soulager d’autres parties du corps. En 1902, il publia un ouvrage Druckpunkte (points de pressions, origine et implications).

Le médecin allemand Barczewski élabore une méthode identique sous le nom de « massage réflexe », terme toujours d’actualité pour décrire les méthodes qui agissent à distance.

Eunice Ingham

Eunice Ingham

Eunice Ingham (1889-1974), une infirmière et physiothérapeute américaine, est à l’origine de la réflexologie plantaire d’aujourd’hui.

Elle fut la collaboratrice des docteurs Fitzgerald et Riley. Les recherches du docteur Fitzgerald sur le soulagement de la douleur, par l’utilisation de divers instruments sur les mains et les pieds l’avaient fascinée. Elle introduisit cette technique dans son service de physiothérapie. Suite aux résultats très probants, elle démissionna de son poste hospitalier et se consacra à ses propres recherches, en élaborant une cartographie complète  des zones réflexes de tous les organes sur les pieds.

Intervenant au sein de nombreux colloques et congrès, sa réputation se répandit dans toute l’Amérique. Elle fonda ensuite la première école destinée à la réflexologie aux Etats-Unis.

Elle publia deux livres, dont « Stories The Feet Can Tell », en 1938. Jusqu’à sa mort en 1974, elle poursuivit ses travaux.

Son neveu Dwight Bayers, qui l’avait rejoint les dernières années, poursuit toujours son travail au sein de l’Institut International de Réflexologie qu’il a fondé à St Petersbourg dans les années 70.

 

Actuellement la réflexologie est une pratique reconnue dans de nombreux pays et se répand de plus en plus.